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Quand on franchit le pas-de-porte, c'est un autre enchantement qui vous attend. D'abord le blanc y domine largement ce qui donne une
sorte de légèreté à tout l'espace intérieur. Contre les murs, et symétriquement répartis quelques panneaux décoratifs, traités à la manière d'autrefois, vous initient aux arcanes du chocolat. Car ici,
tout est hommage à cette noble matière, laquelle s'y décline sur tous les modes, et que complètent tout un cortège de friandises qui en dérivent, et autres savoureuses confiseries. Tous ces produits
garnissent généreusement, par affinités, les étagères qui marquent le fond de l'échoppe, le grand présentoir, à droite en entrant, la petite table de métal lui faisant face, l'un et l'autre recouverts
d'amples nappes blanches brodées, ou ornées de dentelles.
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Ainsi, sur le présentoir, bien ordonnés dans de petits bacs de porcelaine blancs, se répartissent-ils truffes aux mille saveurs,
rochers, pavés, quartiers d'orange confits à pointe chocolatée, alors que sur la petite table de métal, blottis dans de petits sachets de cellophane noués de rafia de couleurs, amarettis, florentins,
noisettes ou amandes grillées enrobées de chocolat, s'offrent à l'amateur gourmet.
Sur les rayons des étagères s'alignent, par exemple, sachets et boîtes de confiseries préemballés; cabosses ou paniers en chocolat,
remplis tour à tour, d'un assortiment de truffes, pavés, rochers ou de feuillantines (fines plaques de chocolat); sur de petits plats en argent, épaisses plaques de chocolat à grosses noisettes grillées
et caramélisées, ou feuillantines aux pignons, pistaches ou sésames, également grillés et caramélisés, toutes deux présentées rustiquement en vrac.
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L'oeil avide qui balaie le tout, sollicité par toutes ces douceurs, ne sait plus où se poser. Les glandes salivaires s'activent et
l'on voudrait pouvoir goûter à chacune d'entre elles, tant le désir est incoercible. N'est-ce pas Sacha Guitry qui disait que l'on peut résister à tout, sauf à la tentation? D'autre part, la gourmandise
n'est-elle pas le plus noble et gratifiant des péchés, voire le plus innocent, puisqu'il nous fait du bien, sans porter préjudice à personne?
De plus, le chocolat pour qui le déguste, ne sécrète-t-il pas dans le corps de la sérotonine qui régule les humeurs et prévient les
états dépressifs?
Adonnons-nous donc à la dégustation de chocolat sans retenue dans un souci de bien-être et de bonheur.
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